Simon Pigeon, alias Thomas Préfontaine-Beauséjour dans Les Étoiles Filantes, en compagnie de Claude Préfontaine, alias André Préfontaine, son grand-père. (Photo : Courtoisie)
Simon Pigeon suit son étoile
Nominé aux Prix Gémeaux
Finissant de l’école secondaire des Trois-Saisons en concentration chimie et sciences physiques, également intéressé par une carrière en politique, Simon Pigeon préfère de loin le métier d’acteur. D’ailleurs, sa récente nomination au 24e gala des Prix Gémeaux porte le Terrebonnien au septième ciel.
Convoqué en conférence de presse, jeudi dernier, pour le dévoilement des nominations aux Prix Gémeaux 2009, Simon Pigeon croyait à une invitation de courtoisie. L’interprète de Thomas Préfontaine-Beauséjour dans Les Étoiles Filantes a plutôt vécu un rêve lorsqu’il a entendu son nom dans la catégorie Meilleur rôle de soutien masculin (dramatique). «Je ne m’y attendais pas. J’étais vraiment surpris et en même temps très heureux», raconte le jeune homme de 16 ans.
Réal Bossé (États Humains), Germain Houde (Les Invincibles), Patrick Drolet (Les Invincibles) et Gaston Lepage (Les Étoiles Filantes) lui livreront bataille pour remporter la célèbre statuette. «C’est un honneur d’être en nomination avec des acteurs d’expériences. D’ailleurs, je ne me considère pas comme telle, puisque ça ne me permet pas encore de gagner ma vie. Toutefois, c’est mon objectif», explique le Terrebonnien.
Depuis qu’il a sept ans, Simon Pigeon répartit aisément son temps entre son agenda scolaire et l’horaire des studios d’enregistrement. «À l’époque, mon professeur d’art dramatique à l’école primaire La Sablière, impressionnée par mon aisance, avait suggéré à mes parents d’entrer en contact avec l’agente d’artistes Louise Bergeron. Dès la première audition, j’ai eu le contrat. C’était une publicité pour le magasin Winners. Je devais sauter dans une flaque d’eau ! Pas pire début pour un acteur !», raconte le jeune homme de 16 ans.
Au cours des cinq années suivantes, il a vanté au petit écran les mérites de certains produits de marques populaires, dont Monsieur Muffler, Mc Donalds, Glad, Mastercard, Febreeze, Kraft – Delissio, Hop & Go, Pringles et Canadian Tire.
Roulant sa bosse lentement et sûrement, il a cumulé les premiers rôles, tant à la télévision qu’au cinéma, ces deux dernières années. Il se nomme, entre autres, Pierre-Luc dans Virginie, ou Kevin Boilard dans Tactik. Au cinéma, il a côtoyé les cinéastes Francis Leclerc et Simon Lavoie pour les longs-métrages respectifs Un Été sans point ni coup sûr (2007) et Le Déserteur (2008). Ces deux années-là, le Gala Griffon d’Or avait d’ailleurs récompensé le jeune comédien dans la catégorie Jeune artiste par excellence. Est-ce que son interprétation dans la série Les Étoiles filantes réussira à séduire le jury des prix Gémeaux ? «Je ne me fais pas d’illusions. Déjà, être en nomination, c’est beaucoup», mentionne Simon Pigeon.
Diffusée de 2006 à 2008, la série est également en nomination dans douze catégories, dont meilleure série dramatique, meilleur texte et meilleur réalisateur. D’ailleurs, Simon Pigeon souligne les grandes qualités de Ricardo Trogi. «En audition, il avait le don de mettre à l’aise. Il est aussi très drôle. Je me considère choyé d’avoir travaillé avec lui. C’étaient vraiment deux belles années !», ajoute le jeune comédien.
Premier ministre ?
Grand sportif - ceinture noire de karaté à dix ans, joueur de hockey Midget A depuis six ans, nageur de niveau 8, fan de course à pied – , également pianiste, Simon Pigeon a plus d’une corde à son arc. Passionné par la politique, il entamera dès septembre des études collégiales à Terrebonne dans le programme Sciences humaines - profil monde. Membre de l’exécutif jeunesse du Parti Québécois dans la circonscription de Terrebonne, il a un rêve : devenir premier ministre et, si possible, d’un Québec indépendant. «Avant de faire la souveraineté, je m’assurerais que le Québec ait les reins assez solides. Il faut payer la dette avant», mentionne-t-il, inspiré par les actions et la force de caractère de René Lévesque qui l’a mené à la création du Parti Québécois et à un référendum.
Du haut de ses 16 ans, Simon Pigeon défend déjà la cohérence de ses mesures dans les secteurs de la santé et de l’éducation. «Il faudrait mettre en place des comités, d’un côté formés par des médecins et de l’autre par des professeurs, qui évalueraient et géreraient les priorités. Ce sont les mieux placés pour connaître ce qui fonctionne ou pas», explique-t-il.
Derrière cette philosophie politique et sérieuse, Simon Pigeon ne cache pas sa personnalité enjouée, menée par l’humour, un domaine qu’il lorgne également du coin de l’œil. «J’aime beaucoup Patrick Huard, un type charismatique. J’adore également le style d’humour de Martin Matte. J’aime bien faire rire les gens : en fait, c’est un plan C pour moi», ajoute le Terrebonnien.
En attendant la présentation du 24e gala des Prix Gémeaux, le 20 septembre, Simon Pigeon profitera des rives de l’Île-des-Moulins pour refaire le plein d’énergie avant la prochaine rentrée des classes.