Malgré les cas de grippe porcine découverts au Mexique, la centaine de producteurs agricoles de Lanaudière qui embauchent des travailleurs saisonniers étrangers peuvent encore espérer combler leurs besoins en main-d'œuvre pour les prochains mois.
Les producteurs agricoles sèment la patience
En attente de travailleurs mexicains
Malgré les cas de grippe porcine découverts au Mexique, la centaine de producteurs agricoles de Lanaudière qui embauchent des travailleurs saisonniers étrangers peuvent encore espérer combler leurs besoins en main-d'œuvre pour les prochains mois.
Selon le directeur du Centre d'emploi agricole de Lanaudière, Claude Rivest, il n'y a aucun retard quant à l'arrivée des travailleurs mexicains. «Pour le moment, puisqu'on ne peut prédire comment évoluera la situation et, par conséquence, savoir si les gouvernements intensifieront les restrictions aux frontières», explique-t-il.
Chaque année, environ 6 000 étrangers travaillent pour des producteurs agricoles du Québec, dont la moitié viendront du Mexique. L'an dernier, 97 entreprises agricoles lanaudoises ont embauché quelque 598 travailleurs saisonniers en provenance du Mexique, du Guatémala et des Antilles, soit 41 de plus qu'en 2003. À l'heure actuelle, environ 60 ouvriers mexicains et guatémaltèques ont commencé à travailler dans les entreprises agricoles lanaudoises. Ils y séjournent pour un minimum de cinq semaines.
Paradoxalement, et comme à pareille date chaque année, le Centre d'emploi agricole de Lanaudière publicise ses offres d'emplois saisonniers ou permanents dans les journaux. Selon M. Rivest, la main-d'oeuvre étrangère est considérée comme essentielle par bon nombre d'entreprises maraîchères, ainsi que par les pépinières et les gazonnières. «Il faut savoir que la main-d'œuvre agricole se fait rare et que les travailleurs québécois se désintéressent de ce secteur d'emploi. Toutefois, il y a des besoins à combler et certains doivent l'être prochainement.
Avant leur embauche, les travailleurs mexicains passent un examen médical serré dans leur pays. Depuis lundi, les gouvernements canadien et mexicain ont convenu d'intensifier cette démarche afin de s'assurer de leur bon état de santé.
«Comme plan B, on pourrait penser offrir des postes aux travailleurs d'autres pays non touchés, mais on n'est pas rendus là », ajoute le directeur du Centre d'emploi agricole.
Confiance
Depuis cinq ans, la Gazonnière Bastien & Fils, à Terrebonne, embauche des travailleurs étrangers pour combler ses besoins en main-d'œuvre pendant la saison estivale. Pour Daniel Bastien, propriétaire de l'entreprise terrebonnienne, l'attente est longue.
«Aux dernières nouvelles (29 avril), il ne semble pas avoir de problème : nous aurons nos quatre employés à temps», explique le producteur de gazon cultivé, qui garde espoir d'accueillir ces travailleurs comme prévu, le 7 mai. D'ailleurs, celui-ci n'a pas encore réfléchi à une alternative. «On garde confiance», se risque-t-il.
De mai à novembre, la Gazonnière Bastien & Fils héberge quatre Guatémaltèques tous les ans. Leur présence est précieuse, puisque la main-d'œuvre fiable est rare, selon le propriétaire, pour ce type d'emploi. «Le travail est très manuel et il s'effectue sur une période de six jours sur sept. Nous respectons les travailleurs étrangers qui viennent nous aider et ils nous le rendent bien».
DASSI ANOUBON
Commentaire mis en ligne le 3 juin 2009DASSI ANOUBON MERCREDI 3 JUIN 2009
A MONSIEUR LE DIRECTEUR
DEMANDE D'EMPLOI SAISONNIER
MONSIEUR,
JE viens très respectueusement au près de votre haute personnalité solliciter mon recrutement comme saisonnière dans votre entreprise.Je serai disponible dès que vous aurez besoin de moi.
je travaille depuis 8ans dans mon pays et je n'ai pas encore eu de problème avec un de mes employeurs.je serai très reconnaissante de découvrir le quebec par votre entreprise.
dans l'attente d'une suite favorable veuillez agréer monsieur à l'avance l'expression de mon profond respect.