Le député de L'Assomption, Scott McKay a invité ses collègues lanaudois, Mathieu Traversy (Terrebonne), Véronique Hivon (Joliette), François Legault (Rousseau), Guillaume Tremblay (Masson) et André Villeneuve (Berthier) à signer la pétition. (Photo : Roger Lacoste)
Le caucus péquiste lanaudois invite les parents à signer une pétition
Il déplore le manque de places en services de garde éducatifs
Afin de démontrer le mécontentement face au gouvernement Charest, les six députés péquistes de Lanaudière invitent les parents à signer une pétition mise récemment en ligne sous
www.unenfantuneplace.org.
Cette pétition est une façon de démontrer au gouvernement libéral, que les parents peuvent exiger un réseau de services de garde éducatif complet et suffisant. Elle permet aux parents de s'exprimer. Le caucus du Parti québécois de Lanaudière rappelle que les besoins sont évalués à un minimum de 1500 places. Ce chiffre provient de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Lanaudière. De ces 1500 places, 757 ont été obtenues. Ce que déplorent à tour de rôle les députés réunis à Repentigny.
Le député de Rousseau et président du caucus, François Legault, juge inconcevable que Lanaudière n'ait reçu que 3,9 % des 20 000 places créées. Il soutient que le territoire représente 6 % de la population du Québec.
André Villeneuve, député de Berthier, ajoute que la population actuelle de Lanaudière dans le groupe entre 25 à 44 ans est le troisième plus important des régions centrales, soit plus que Laval. On parle de 107 000 citoyens âgés entre 25 et 44 ans, pour Laval et de 122 000 pour Lanaudière. « C'est quand même étrange de voir le comté de Laval, celui de la ministre libérale Michèle Courchesnes, obtenir 1350 places et notre région 757 », argue M. Legault.
Mathieu Traversy, député de Terrebonne soulève à son tour la progression démographique de la région. Il soutient que le gouvernement doit prendre ses responsabilités. « Le gouvernement ne doit pas voir ça comme une dépense, mais plutôt comme un investissement », estime-t-il.
Pour sa part, la députée de Joliette, Véronique Hivon, dit bien comprendre les difficultés et l'angoisse que rencontrent les parents en raison à l'absence de CPE (Centre de la petite enfance). « Il y trois CPE à Joliette qui sont prêts à ouvrir des places, mais ils ont essuyé un refus », souligne la députée et aussi mère de famille.
Le député de L'Assomption, Scott Mckay, réitère donc l'invitation à la population de prendre la parole. « Nous demandons aux parents de Lanaudière de signer massivement la pétition. Ces signatures donneront du poids du poids à notre argumentation. On continuera à réclamer au gouvernement libéral un traitement juste et équitable pour notre région », conclut-il.